Création de CSS sprite : quelques icônes

CSS SpriteOn est souvent amenés lorsque l’on crée un site web à utiliser beaucoup d’icônes. A ce sujet, je vous conseille l’excellent site www.iconfinder.com où je suis sûr que vous trouverez votre bonheur. Pensez à rechercher en anglais !

Dans une optique d’optimisation, il est opportun de regrouper ses icônes dans un seul fichier à l’aide de la technique du CSS Sprite. J’avais déjà abordé cette technique dans un précédent article : les outils pour développeurs web. Grâce à cette technique, vous ne faites plus qu’une seule requête HTTP (sinon, ce sera une requête par fichier…) et vous possédez moins de fichiers. Il suffit alors de mettre en cache chez l’utilisateur cette image, et voilà une bonne partie de la bande passante économisée ! Une belle optimisation, facile à réaliser.

La création du CSS sprite

Pour mes icônes, que j’utilise sur la nouvelle version de mon site personnel (www.antoine-augusti.fr), j’ai choisi d’utiliser des images de dimension 24×24. J’ai redimensionné à ce format les icônes qui étaient plus grandes.

Une fois ceci fait, j’ai utilisé l’excellent site www.csssprites.com pour créer mon CSS Sprite. Il suffit d’ajouter toutes les images au bon format, de choisir dans les options de les aligner comme vous souhaitez, de réduire l’espace entre elles (1px est suffisant) et le site s’occupe de générer votre image et le code CSS associé à celle-ci ! Magique !

Résultat

J’obtiens donc l’image suivante :
CSS Sprite

Et j’ai créé le CSS suivant :
J’ai associé une simple fonction en PHP :

Que l’on utilise de la manière suivante :

Afin de générer de belles icônes associées aux bons liens, très facilement.

Bien évidemment, vous pouvez créer une autre fonction pour pouvoir utiliser ces icônes sans des liens, par exemple dans le corps de votre site, en complément du contenu !

Les bénéfices incroyables d’Apple

AppleVoici une excellente infographie détaillant le business (profits, croissances et diverses statistiques) d’ Apple. Je l’ai trouvée sur l’excellent site tenu par un ami (ici) que je tiens à partager avec vous.

Je traduis donc les diverses statistiques ici, pour les anglophobes. Je vous invite également à jeter un oeil à l’image, qui est très bien réalisée et que vous trouverez à la fin de l’article.

  • Apple a réalisé 29 000 000 000 $ de bénéfice au cours des 6 derniers mois, soit 7 000 000 $ par heure.
  • L’iPhone et l’iPad génèrent un bénéfice de 130 000 000 000 $ par an, soit 2 fois plus que le bénéfice de Microsoft.
  • Apple vend 645 000 iPhones ou iPads par jour. Soit 267 iPhones et 90 iPads par minute.
  • La croissance d’Apple est de 114 % par an en Asie.
  • Apple vend pour 5 626 $ d’appareils par mètre carré dans ses Apple Stores.
  • Au dernier trimestre, Apple a réalisé un chiffre d’affaires de 12 000 000 $ dans ses 363 Apple Stores.
  • Apple est l’entreprise valant la plus chère au monde.

Business of Apple

Les parodies du débat du 2nd tour des élections présidentielles 2012

Sarkozy Hollande
Peut-être faites vous parti des 17,8 millions de téléspectateurs qui ont suivi le débat qui opposait M. François Hollande à M. Nicolas Sarkozy. Le débat était arbitré par Laurence Ferrari pour TF1 et David Pujadas pour France 2.

Plutôt que de vous proposer une analyse politique qui serait d’une qualité médiocre (je vous invite à lire les journaux aujourd’hui pour une analyse pertinente), je vous propose de partager quelques parodies que les internautes ont confectionné à l’occasion de ce débat. On a entendu beaucoup de journalistes qualifier cette élection présidentielle 2012 d’une élection 2.0, où les réseaux sociaux, les sites de campagne et l’Internet en général occupent une place plus importante que lors des précédentes élections. Et s’il est vrai que l’Internet se passionne pour ces élections présidentielles, on regrettera (en tout cas je le regrette) que le numérique ne soit pas encore assez abordé par les candidats.

Le débat d’hier a été l’objet de nombreuses moqueries, de diverses railleries sur l’Internet. Je souhaitais donc vous en faire partager quelques-unes, qui vous feront aborder la politique sous un angle bien plus léger que d’ordinaire. @seriouscharly a monté un Tumblr rassemblant divers montages des candidats et des journalistes lors du débat sur son site : ledebat.tumblr.com. Je vous laisse y jeter un oeil, certains montages sont vraiment excellents !

Dans le même esprit, si vous aimez les montages humoristiques, je vous invite à consulter trollcadero.tumblr.com où vous retrouverez plusieurs montages tirés d’une image de M. Nicolas Sarkozy lors de son meeting au Trocadéro, le 1er Mai 2012.

Si vous avez d’autres montages politiques humoristiques à me faire partager, faites-le sur mon Twitter : @AntoineAugusti.

Instagram passe le cap des 50 millions d’utilisateurs

Instagram
L’application Instagram fait encore parler d’elle. Après son rachat pour la coquette somme d’un milliard de dollars par Facebook le 10 avril dernier, la petite entreprise aux 13 employés, fondée il y a 2 ans, vient de passer le cap des 50 millions d’utilisateurs. La barre symbolique des 40 millions d’utilisateurs avait été franchie le 13 avril dernier, ce qui indique une remarquable progression de 5 millions d’utilisateurs par semaine.

Une progression pour le moins fulgurante pour une application qui ne comptait « que » 15 millions d’utilisateurs au début de l’année 2012. Pour rappel, Instagram est disponible sur Android depuis le 4 avril dernier après n’avoir été présent que sur iOS pendant deux ans. L’application suite à sa sortie sur Android avait alors été téléchargée plus d’un million de fois en 12 heures. Même si Google ne communique pas le nombre précis de téléchargement sur sa plateforme Google Play, on sait que l’application a dépassé les 10 millions de téléchargement sur Android il y a deux jours.

Il est certain que le fait que l’application soit maintenant disponible sur iOS et Android a contribué de manière significative les inscriptions, et les chiffres parlent d’eux-mêmes ! Pour le moment, le rachat par Facebook de l’application n’a eu aucun impact sur les utilisateurs mais on peut facilement imaginer le bonheur des employés d’Instagram qui profitent de l’expérience des employés et de l’infrastructure de Facebook pour continuer leur folle évolution. Bref, suivons avec attention la fabuleuse évolution d’Instagram dans les semaines à venir.

Le site officiel d’Instagram : www.instagr.am.

A day in the Internet

Voici une super infographie qui donne plusieurs statistiques sur toutes les choses qui se passent en 24 heures sur internet. Je l’ai trouvée sur l’excellent site tenu par un ami (ici) que je tiens à partager avec vous.

Je traduis donc les diverses statistiques ici, pour les anglophobes. Je vous invite également à jeter un oeil à l’image, qui est très bien réalisée et que vous trouverez à la fin de l’article.

  • En une journée, l’information qui transite sur internet tiendrait sur 168 millions de DVDs.
  • 294 milliards d’emails sont envoyés. Ceci prendrait 2 ans pour envoyer autant de lettres aux États-Unis.
  • 2 millions d’articles sont rédigés sur des blogs. Assez pour remplir le Time Magazine pendant 770 ans.
  • 172 millions de personnes différentes visitent Facebook.
  • 4,7 milliards de minutes sont passées sur Facebook.
  • 532 millions de statuts sont mis à jour.
  • 250 millions de photos sont ajoutées sur Facebook. Si elles étaient imprimées et misent bout à bout, ceci serait aussi grand que 80 Tour Eiffel.
  • 22 millions d’heures sont passées à regarder des émissions ou des films sur internet.
  • 864 000 heures (98 ans) de vidéos sont ajoutées sur Youtube.
  • 1288 nouvelles applications sont ajoutées au téléchargement et plus de 35 millions d’applications sont téléchargées.
  • 378 000 iPhones sont vendus alors que 371 000 enfants naissent.

Des statistiques impressionnantes !

Une journée sur internet

[Code] Test des fonctions « aléatoires » en PHP

Dés
La génération de nombres aléatoires a souvent posé des soucis avec des algorithmes. Cette génération se fait le plus souvent en fonction de l’heure de la machine sur laquelle la fonction permettant de générer un nombre aléatoire est exécutée. Dès lors, il se pose un souci majeur : si les algorithmes sont fonction du temps, il peut être possible de prévoir le nombre aléatoire que va sortir la machine. On s’intéresse à ce risque en cryptographie et le but est de produire un algorithme rapide à exécuter, qui ne génère pas des nombres aléatoires périodiquement et dont on ne puisse pas prévoir les résultats.

Voici quelques tests que j’ai réalisé pour tester la qualité de deux fonctions permettant de générer aléatoirement des nombres en PHP rand et mt_rand.

Voici ce que dit la documentation de PHP à propos de ces fonctions.

« De nombreux générateurs de nombres aléatoires provenant de vieilles bibliothèques libcs ont des comportements douteux et sont très lents. Par défaut, PHP utilise le générateur de nombres aléatoires de libc avec la fonction rand(). mt_rand() est une fonction de remplacement, pour cette dernière. Elle utilise un générateur de nombres aléatoire de caractéristique connue, le « Mersenne Twister » qui est 4 fois plus rapide que la fonction standard libc. »

Création d’une image

Ce test permet de se représenter visuellement les résultats donnés par les fonctions. Voici le principe : on part sur une base d’une image complètement noire et on demande aux fonctions de colorier des coordonnées de l’image, calculées aléatoirement, en blanc. On balaie l’intégralité des coordonnées de l’image (en x et en y) et on regarde si certains pixels n’ont pas été coloriés plusieurs fois ou si on peut observer des formes, ce qui montre le caractère non parfaitement aléatoire de la fonction.

Voici le code PHP pour réaliser ceci :
Voici l’image que l’on obtient (lien vers l’image taille réelle) : Test aléatoire

(lien vers l’image taille réelle)

Et voici un zoom au centre de l’image, pour pouvoir comparer la nette différence entre rand et mt_rand : Test aléatoire Le résultat est assez bluffant : on remarque sur l’image générée par la fonction rand des formes qui ressemblent à des lignes discontinues tandis que l’image générée par mt_rand ressemble bien à une image de bruit, ce qui est la représentation qu’on pouvait attendre.

Vérification de l’équiprobabilité

Nous allons maintenant nous intéresser à la vérification de la règle de l’équiprobabilité d’un tirage de chiffres. Le test est le suivant : on demande à l’algorithme de générer un chiffre aléatoire entre 0 et 9 inclus, soit 10 possibilités. Pour un grand nombre de tirages, la probabilité est de 10 % par chiffre. Vérifions ce résultat avec les fonctions rand et mt_randet regardons les différences. Le code PHP pour ce test, pour la fonction rand est le suivant :

Le test est le même pour la fonction mt_rand, sauf que l’on change le nom de la fonction permettant de générer le nombre à la ligne 44.

Voici les résultats que l’on obtient. Pour rand :
Test aléatoire
Et pour mt_rand :
Test aléatoire

Ouf, l’équiprobabilité est vérifiée pour les deux fonctions ! Résultat étrange en revanche, l’erreur moyenne et le temps de calcul sont plus grands pour la fonction mt_rand alors que la documentation PHP indique que cette fonction est « 4 fois plus rapide ». Il faudrait réaliser plusieurs fois ce test pour s’assurer de ce résultat.

Le précédent test ne permet donc pas de dire que la fonction rand est « mauvaise » et elle génère quand même bien des nombres aléatoires, malgré ce que l’image obtenue pouvait laisser penser.

Les NTIC accentuent-elles notre stress ?

NTIC
Aujourd’hui, 190 000 SMS sont envoyés par seconde à travers le monde. Les nouvelles avancées technologiques de ces dernières années ont bien fait évoluer nos manières de communiquer et nos rapports humains.

Ces nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) ont permis de garder le contact avec des personnes éloignées, nous ont permis de pouvoir nous informer sur n’importe quel sujet en quelques secondes si l’on a accès à Internet et ont diminué nos délais de correspondances. Qui pense encore à envoyer une vingtaine de lettres à ses amis pour les convier à un anniversaire ? Un événement Facebook, quelques appels téléphoniques ou un e-mail groupé et les choses seront réglées en quelques secondes, sans soucis de la localisation de chacun et sans coût supplémentaire pour l’émetteur.

Les NTIC se sont fait leur place dans notre vie quotidienne, tant dans notre vie privée où elles ont modifié nos manières de communiquer ou de nous informer que dans notre univers professionnel où les méthodes de travail ont évolué suite à leur développement fulgurant. Aujourd’hui, l’usage de nos téléphones portables, ordinateurs, smartphones, tablettes s’est démocratisé et leur utilisation est de plus en plus intensive. Ces NTIC, omniprésentes dans nos vies, possèdent des avantages certains mais également d’importants défauts.

Les smartphones nous permettent d’être connectés à tout instant, nous devons répondre à une masse toujours plus importante d’e-mails et le travail s’immisce de plus en plus dans notre vie privée par le biais des nouvelles technologies. Voici quelques facteurs qui nous amènent à nous poser la question suivante : « Les nouvelles technologies de l’information et de la communication accentuent-elles notre stress ? ».

De toute évidence, la réponse à cette question est oui ; on parle du phénomène de technostress. Ce terme est utilisé pour les personnes souffrant de crises d’angoisse et de dépressions dans un environnement technologique déshumanisé.

Notre fil rouge est donné par la précédente question, et toutes les autres qui en découlent : les NTIC peuvent-elles être néfastes dans notre travail ? Où se situent les barrières entre vie privée et vie professionnelle ? Suis-je capable de me déconnecter complètement ? Comment peut-on faire un meilleur usage des NTIC ? Comment les entreprises peuvent-elles lutter contre le technostress ?

Pour la lire la suite de l’étude (qui est un petit peu trop longue pour être publiée ici), je vous invite à vous rendre sur www.technostress.fr

Les États-Unis font fermer Megaupload, prémices des lois SOPA et PIPA

Megaupload
Megaupload, qui compte parmi les vingt sites les plus importants au monde, n’est plus accessible. Le site a été mis hors-ligne après une action de la justice américaine.

Le département de la justice américain confirme l’ouverture d’une procédure criminelle. Il estime que Megaupload aurait engrangé plus de 175 millions de dollars grâce à des activités frauduleuses, et provoqué plus de 500 millions de dollars de manque à gagner auprès des ayant-droits. « Cette action est relative au cas de crime contre le copyright le plus important jamais levé par les Etats-Unis et vise directement le mésusage d’un site de stockage et de distribution publics pour commettre et faciliter les crimes contre la propriété intellectuelle » annonce le département de la justice américain.

Cette action de la justice américaine pourrait être la première d’une longue série si les lois SOPA et PIPA sont adoptées.

SOPA et PIPA, c’est quoi ?

SOPA (Stop online piracy act) et PIPA (Protect intellectual property act) sont deux propositions de lois américaines qui visent à lutter contre le téléchargement illégal et le streaming d’œuvres protégés par le droit américain sur la protection intellectuelle. Elles prévoient une série de sanctions contre des sites accusés par les ayant-droit d’héberger du contenu illégal. La mesure la plus controversée concerne l’obligation qui serait faite aux fournisseurs d’accès ou hébergeurs de pratiquer un filtrage ou un blocage de sites mis en cause, qu’ils soient américains ou non. D’autres dispositions prévoient des amendes financières, le gel des comptes des propriétaires des sites ou encore la saisie des noms de domaine litigieux. Face à la campagne contre ces deux textes, les promoteurs de ces législations ont commencé à reculer sur certains points comme le blocage des sites accusés d’héberger du contenu illégal.

Une grève numérique contre ces lois

Hier, mercredi 18 janvier, de nombreux sites ont manifesté leur désaccord concernant ces lois. De nombreux sites américains ont procédé à des opérations de « black-out », rendant inaccessibles leurs sites ou en indiquant leur désaccord face à ces propositions de lois. Ainsi, la version anglaise de Wikipedia était inaccessible et on pouvait trouver ce message :

Wikipedia SOPA

Imaginez un monde sans accès à la connaissance gratuite.
Pendant plus de dix ans, nous avons passé des millions d’heures à construire la plus grande encyclopédie dans l’histoire de l’humanité. En ce moment, le congrès des États-Unis est en train de considérer une loi qui pourrait endommager de manière dramatique l’Internet gratuit et libre tel que nous le connaissons. Pendant 24 heures, afin de sensibiliser la population, nous censurons Wikipedia.

Google affichait un logo barré de noir symbolisant la censure et WordPress avait coupé son site. Les grands acteurs d’internet s’allient et tentent de faire entendre leurs voix auprès des parlementaires américains dans le but qu’ils votent contre cette loi afin de préserver la neutralité du net, sa gratuité et son contenu libre.

500px : découvrez les plus belles photos du monde entier

500px
Si vous êtes un amateur de photographie, 500px est fait pour vous. 500px.com est un site internet avec comme objectif premier de diffuser uniquement les photos les plus extraordinaires de votre photothèque. Tout le monde peut naviguer à travers le site et découvrir les plus belles photos des photographes du monde entier. Faites un tri selon la popularité ou les choix de l’éditeur, vous ne serez pas déçus des clichés qui vous attendent.

Si vous souhaitez participer à la communauté, il vous suffira de créer un compte, gratuitement et rapidement. Les autres membres seront ensuite en mesure de voter et de commenter vos photos et le service met régulièrement en avant les clichés les plus appréciés par la communauté.

Un petit exemple de photos pour vous donner un aperçu :

Photo exemple

Photo exemple

Jetez un coup d’oeil aux photos populaires : 500px.com/popular.
500px, à découvrir rapidement ! 500px.com.

Happy Meal – Anna Gavalda

Nouvelles à chute
La première fois que j’avais lu cette nouvelle d’Anna Gavalda, j’étais en seconde. Depuis, je pense l’avoir relu au moins une fois par an et m’en être rappelé autant de fois que je suis allé au Mc Donald’s. Je connais la fin, le plaisir n’est pas le même que la première fois mais je ne me vois pas dire que ma lecture est gâchée maintenant. Il fait parti de ces textes qui me touchent, que je trouve particulièrement bien écrit et qui me rappellent que nous sommes tous sensibles, humains. J’espère un jour pouvoir vivre moi aussi ce qui est décrit dans ces lignes.

Happy Meal de Anna Gavalda :
« Cette fille, je l’ aime. J’ai envie de lui faire plaisir. J’ai envie de l’inviter à déjeuner. Une grande brasserie avec des miroirs et des nappes en tissu. M’asseoir près d’elle, regarder son profil, regarder les gens tout autour et tout laisser refroidir. Je l’aime. « D’accord, me dit-elle, mais on va au McDonald. » Elle n’attend pas que je bougonne. « Ça fait si longtemps… ajoute- t-elle en posant son livre près d’elle, si longtemps… » Elle exagère, ça fait moins de deux mois. Je sais compter. Mais bon. Cette jeune personne aime les nuggets et la sauce barbecue, qu’y puis-je ? Si on reste ensemble assez longtemps, je lui apprendrai autre chose. Je lui apprendrai la sauce gribiche et les crêpes Suzette par exemple. Si on reste ensemble assez longtemps, je lui apprendrai que les garçons des grandes brasseries n’ ont pas le droit de toucher nos serviettes, qu’ils les font glisser en soulevant la première assiette. Elle sera bien étonnée. Il y a tellement de choses que je voudrais lui montrer… Tellement de choses. Mais je ne dis rien. Je prends mon pardessus en silence. Je sais comment sont les filles avec l’avenir : juste prometteuses. Je préfère l’emmener dans ce putain de McDo et la rendre heureuse un jour après l’autre.

Dans la rue, je la complimente sur ses chaussures. Elle s’en offusque: « Ne me dis pas que tu ne les avais jamais vues, je les ai depuis Noël ! ». Je pique du nez, elle me sourit, alors je la complimente sur ses chaussettes. Elle me dit que je suis bête. Tu penses si je le savais. J’éprouve un haut-le-coeur en poussant la porte. D’une fois sur l’autre, j’oublie à quel point je hais les McDonald. Cette odeur: graillon, laideur et vulgarité mélangés. Pourquoi les serveuses se laissent-elles ainsi enlaidir ? Pourquoi porter cette visière insensée ? Pourquoi les gens font-ils la queue ? Pourquoi cette musique d’ambiance ? Et pour quelle ambiance ? Je trépigne, les gens devant nous sont en survêtement. Les femmes sont laides et les hommes sont gros. J’ai déjà du mal avec l’humanité, je ne devrais pas venir dans ce genre d’endroit. Je me tiens droit et regarde loin devant, le plus loin possible: le prix du menu best-of McDeluxe. Elle le sent, elle sent ces choses. Elle prend ma main et la presse doucement. Elle ne me regarde pas. Je me sens mieux. Son petit doigt caresse l’intérieur de ma paume et mon coeur fait zigzag. Elle change d’avis plusieurs fois. Comme dessert, elle hésite entre un milkshake ou un sundae caramel. Elle retrousse son mignon petit nez et tortille une mèche de cheveux. La serveuse est fatiguée et moi, je suis ému. Je porte nos deux plateaux. Elle se tourne vers mol :

-Tu préfères le coin fumeur, j’imagine ?
Je hausse les épaules.
-Si. Tu préfères. Je le sais bien.

Elle m’ ouvre la voie. Ceux qui sont mal assis raclent leur chaise à son passage. Des visages se tournent. Elle ne les voit pas. Impalpable dédain de celles qui se savent belles. Elle cherche un petit coin où nous serons bien tous les deux. Elle a trouvé, me sourit encore, je ferme les yeux en signe d’acquiescement . Je pose notre pitance sur une table dégueulasse. Elle défait lentement son écharpe, dodeline trois fois de la tête avant de laisser voir son cou gracile. Je reste debout comme un grand nigaud.

-Je te regarde.
-Tu me regarderas plus tard. Ça va être froid.
-Tu as raison.
-J’ai toujours raison.
-Presque toujours.

Petite grimace. J’allonge mes jambes dans l’allée. Je ne sais pas par quoi commencer. J’ai déjà envie de fumer. Je n’aime rien de tous ces machins emballés. Un garçon au crâne rasé est interpellé par deux braillards, je replie mes jambes pour laisser passer ce morveux. J’ai un moment de doute. Que fais-je ici ? Avec mon immense amour et ma pochette turquoise. J’ai ce réflexe imbécile de chercher un couteau et une fourchette. Elle me dit :

-Tu n’es pas heureux ?
-Si, si.
-Alors mange !

Je m’exécute . Elle ouvre délicatement sa boîte de nuggets comme s’il s’était agi d’un coffret à bijoux. Je regarde ses mains. Elle a mis du vernis violet nacré sur ses ongles. Couleur aile de libellule. Je dis ça, je n’y connais rien en couleur de vernis, mais il se trouve qu’elle a deux petites libellules dans les cheveux. Minuscules barrettes inutiles qui n’arrivent pas à retenir quelques mèches blondes. Je suis ému. Je sais, je radote, mais je ne peux rn’ empêcher de penser: « Est-ce pour moi, en pensant à ce déjeuner, qu’elle s’est fait les ongles ce matin ? » Je l’imagine, concentrée dans la salle de bains, rêvant déjà à son sundae caramel. Et à moi, un petit peu, fatalement. Elle trempe ses morceaux de poulet décongelés dans leur sauce chimique. Elle se régale.

-Tu aimes vraiment ça ?
-Vraiment.
-Mais pourquoi ?
Sourire triomphal.
-Parce que c’est bon.

Elle me fait sentir que je suis un ringard, ça se voit dans ses yeux. Mais du moins le fait-elle tendrement. Pourvu que ça dure, sa tendresse. Pourvu que ça dure. Je l’accompagne donc. Je mastique et déglutis à son rythme. Elle ne me parle pas beaucoup mais j’ai l’habitude, elle ne me parle jamais beaucoup quand je l’emmène déjeuner: elle est bien trop occupée à regarder les tables voisines. Les gens la fascinent, c’ est comme ça. Même cet énergumène qui s’essuie la bouche et se mouche dans la même serviette juste à côté a plus d’attrait que moi. Comme elle les observe, j’en profite pour la dévisager tranquillement. Qu’est-ce que j’aime le plus chez elle ? En numéro un, je mettrais ses sourcils. Elle a de très jolis sourcils. Très bien dessinés. Le bon Dieu devait être inspiré ce jour-là. En numéro deux, ses lobes d’oreilles. Parfaits. Ses oreilles ne sont pas percées. J’espère qu’elle n’aura jamais cette idée saugrenue. Je l’en empêcherai. En numéro trois, quelque chose de très délicat à décrire… En numéro trois, j’aime son nez ou, plus exactement, les ailes de son nez. Ces deux petites courbes de chaque côté, délicates et frémissantes. Roses. Douces. Adorables. En numéro quatre… Mais déjà le charme est rompu: elle a senti que je la regardais et minaude en pinçant sa paille. Je me détourne. Je cherche mon paquet de tabac en tâtant toutes mes poches.

-Tu l’as mis dans ta veste.
-Merci.
-Qu’est-ce que tu ferais sans moi, hein ?
-Rien.
Je lui souris en me roulant une cigarette.
- Mais je ne serais pas obligé d’aller au McDo le samedi après-midi !

Elle s’en fiche de ce que je viens de dire. Elle attaque son sundae. Du bout de sa cuillère, elle commence par manger tous les petits éclats de cacahuètes et puis tout le caramel. Elle le repousse ensuite au milieu de son plateau.

-Tu ne le finis pas ?
-Non. En fait, je n’aime pas les sundae. Ce que j’aime, c’est juste les bouts de cacahuètes et le caramel mais la glace, ça m’écoeure…
-Tu veux que je leur demande de t’en remettre ?
-De quoi ?
-Eh bien des cacahuètes et du caramel.
-Ils ne voudront jamais.
-Pourquoi ?
-Parce que je le sais. Ils ne veulent pas.
-Laisse-moi faire…

Je me lève en prenant son petit pot de crème glacée et me dirige vers les caisses. Je lui fais un clin d’oeil. Elle me regarde amusée. Je balise un peu. Je suis son preux chevalier investi d’une mission impossible. Discrètement, je demande à la dame un nouveau sundae. C’est plus simple. C’est plus sûr. Je suis un preux chevalier prévoyant. Elle recommence son travail de fourmi. J’aime sa gourmandise. J’aime ses manières. Comment est-ce possible ? Tant de grâce. Comment est-ce possible ?

Je réfléchis à ce que nous allons faire ensuite… Où vais-je l’emmener ? Que vais-je faire d’elle ? Me donnera-t-elle sa main, tout à l’heure, quand nous serons de nouveau dans la rue ? Reprendra-t-elle son charmant pépiement là où elle l’avait laissé en entrant ? Où en était-elle d’ailleurs ? …Je crois qu’elle me parlait des vacances… Où irons-nous en vacances cet été ? … Mon Dieu ma chérie, mais je ne le sais pas moi-même… Te rendre heureuse un jour après l’autre, je peux essayer, mais me demander ce que nous ferons dans six mois… Comme tu y vas… Il faut donc que je trouve un sujet de conversation en plus d’une destination de promenade. Preux, prévoyant et inspiré. Les bouquinistes peut-être… Elle va râler… « Encore! » Non, elle ne va pas râler. Elle aussi aime me faire plaisir. Et puis, pour sa main, elle me la donnera, je le sais bien.

Elle plie sa serviette en deux avant de s’essuyer la bouche. En se levant, elle lisse sa jupe et réajuste le col de son chemisier. Elle prend son sac et me désigne du regard l’ endroit où je dois reposer nos plateaux. Je lui tiens la porte. Le froid nous surprend. Elle refait le noeud de son écharpe et sort ses cheveux de dessous son manteau. Elle se tourne vers moi.

Je me suis trompé, elle ne me donnera pas sa main puisque c’est mon bras qu’elle prend.

Cette fille, je l’aime.

C’est la mienne. Elle s’appelle Valentine et n’a pas sept ans. »